Aux obsèques de J. Leleu..le message de notre association

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Obsèques de

Jacques Leleu

Mercredi 19 août 2015

Jacques Leleu lors de la Fête des imprimeurs, le 23 juin 2013

 Mesdames, Messieurs, chère famille, chers amis,

Jacques Leleu était mon ami et j’ai du mal à cacher mon émotion. C’était mon ami, mais aussi un collègue imprimeur. Si je dis collègue, lui, c’était un maître et moi, à côté de lui, un petit professionnel. Car dans le domaine des arts graphiques, il savait tout faire. De la typographie à la reliure, de l’offset à la dorure, toutes les autres techniques et même la fabrication du papier, il dominait tous ces métiers. Alors fort de tous ces savoir-faire, il créa, en 2004, en partenariat avec l’AMUSS, l’Espace Européen Gutenberg pour implanter, à Strasbourg, un conservatoire et des ateliers des métiers des arts graphiques. Pour nous, c’était le début d’une aventure, pour lui une étape, car, depuis plus de 30 ans, lui particulièrement, mais aussi l’AMUSS, avaient rassemblé des machines, des outils, des documents pour cette création. Nous pensions tous qu’en 2 ou 3 ans ce projet aboutirait et son vœu le plus cher aurait été d’inaugurer cet espace. On s’est tous mis au travail, mais lui particulièrement. Il était sur tous les fronts : négocier avec les décideurs, déménager les machines, trouver des lieux d’implantations possibles, faire les plans de ces implantations. Son énergie, son dynamisme, son enthousiasme nous ont souvent surpris, et il a su nous transmettre sa force et sa foi en l’avenir. Malheureusement, la maladie l’a terrassé et il a dû se résigner à diminuer peu à peu sa participation active. Il était président de l’espace, il en est devenu le président d’honneur. Mais il n’a pas pour autant abandonné son projet. Malgré son handicap physique, il se tenait au courant de toutes nos actions. Encore en juin dernier, lorsque je lui ai annoncé notre participation au millénaire de la cathédrale, il m’a répondu: si je trouve le moyen de venir, je serais là… Je me doutais bien que ce serait impossible. Son projet, devenu notre projet, n’a toujours pas abouti. Mais nous n’abandonnerons pas. Je te promets, Jacques, que nous nous battrons pour la création de ton conservatoire. Tu as réussi à nous insuffler ta passion, tu peux t’en aller en paix, le devoir accompli, nous avons pris le relai. Sans toi, nous n’existerions pas. Merci Jacques !

Alfred Bertrand


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